La fin de TechCrunch?

TechCrunch_SupplementSirop

Le célèbre blog américain spécialisé dans les startups est en train de connaitre un tournant dans son histoire. Dans un article posté ce matin par un de ses rédacteurs MG Siegler, on y apprend que son fondateur Mike Arrington pourrait bien quitter la société contre son gré. 

Une histoire de startups

Depuis 2005, TechCrunch analyse les nouvelles sociétés, startups, services et tendances du web. Le blog qui est édité par une société américaine éponyme est rapidement devenu une référence dans la blogosphère par sa capacité à détecter les startups extrêmement tôt, annonçant parfois des scoops, mais également par ses avis parfois très tranchés mais toujours d’excellente qualité.

Depuis l’annonce du rachat de la famille TechCrunch par AOL en septembre 2010, les avis étaient déjà partagés. Certes, AOL avait promis que TechCrunch continuerait de travailler de manière autonome mais les sceptiques voyaient déjà cette annonce comme le début de la fin de l’indépendance de la rédaction qui faisait sa marque de fabrique. Ce rachat faisait partie de la stratégie d’AOL d’étendre son réseau de publication technologiques après le rachat d’Engadget en 2005.

“These things tend to flare up every few months, and they ultimately end up meaning nothing.”

MikeArrington_SupplementSiropMG Siegler regrette dans son post du jour, que la firme américaine n’ait finalement tenu parole que 11 mois. L’annonce n’est pas officielle mais les rumeurs sont de plus en plus insistantes concernant l’éviction de Michael Arrington à la tête de la société. Celui ci avait perdu une grande partie de son pouvoir suite au dévoilement du « CrunchFund », un fonds d’investissement disposant d’un large soutien d’AOL, un soutien tellement large qu’ils le contrôlaient totalement. Ajoutez à cela plusieurs publications de rumeurs plus ou moins fondées dans le New-York Times, et la course à la succession de Mike Arrington semblait déjà lancée.

 

 

TechCrunch peut-il survivre?

TechCrunch est aujourd’hui une grosse machine. Ses rédacteurs sont conscients que la société survivra même sans Arrington. Cependant, parviendra-t-elle à garder cette ligne éditoriale qui faisait son succès? Disposera-t-elle de la même indépendance avec un pape d’AOL à sa tête? La déception et la tristesse se font ressentir chez ceux qui vivent déjà cela comme « a colossal fucking mistake ». D’autres sont moins indulgents envers le fondateur, considérant que cette histoire était écrite dès le jour où Arrington à vendu la société et n’éprouvent pas de compassion particulière. Quoiqu’il arrive, on espère tous ici que le fonctionnement de TechCrunch, quel que soit son dirigeant, ne variera pas d’un iota, pour nous faire vivre et découvrir les startups d’aujourd’hui et de demain.

Source: TechCrunch