Blanches Neiges et les 14 nains

Cette année, deux films reprennent l’histoire de Blanche-Neige. « Blanche-neige, Mirror Mirror », est déjà à l’affiche depuis quelques semaines. Le second, « Blanche-Neige et le chasseur », avec l’héroïne de Twilight dans le rôle-titre, nous offrira une version sombre et fantastique en juin.

Deux Blanche-Neige… Combien diable cela peut-il faire de nains ?

Tout doux l’ami ! La nouvelle blanche-neige n’est pas donzelle à se laisser importuner de la sorte ! Grand banditisme pour l’une, des airs de Jeanne d’Arc pour l’autre, le conte va se faire dépoussiérer en règle !

Et pourtant, rien de bien novateur dans ces deux superproductions. Une princesse armée qui a du cran ? Même Disney l’a déjà fait ! Reste à choisir entre le rose bonbon ou le noir d’encre… Ne serait-ce donc qu’une question de couleur de filtre ?

Soyons honnêtes, ce n’est pas là que se jouera le duel. Hitchcock l’avait très bien résumé:« Plus le méchant est réussi, plus le film est réussi ». Ce n’est pas la Blanche-Neige qui fera le film, mais bien la méchante Reine…

A ma gauche, Charlize Theron, bardée de plumes et d’eye-liner, d’une beauté terrible. Elle fronce des sourcils, crache des ordres à ses sbires, se transforme en corbeau… . Est-ce que cela suffira ? Dans tous les cas, on pourra aisément lui pardonner. A condition qu’elle réussisse à arracher le cœur de Kristen Stewart, cela aura peut-être une chance de faire arrêter la saga Twilight.

Mais n’oublions pas notre second adversaire: à ma droite, Julia Roberts, toute en froufrous et choucroute rousse. Elle ne s’est jamais autant amusée, et ça crève l’écran. Elle joue la diva sur le retour avec délectation. Certes, le film n’est pas transcendant, et on attendra probablement de le voir à la télévision si on n’a pas d’enfant à y emmener. Mais tout de même… Quelle reine !

Contribution de Mademoiselle Adèle