Prometheus, le vaisseau qu’on savait pas où qu’il allait

Il faisait bien moche ces derniers jours et je me suis laissé tenté par un petit ciné. Prometheus me faisait de l’oeil depuis déjà longtemps et j’avoue que la campagne de comm dans le métro parisien à l’ancienne station Canal St Martin envoyait du bois. Le choix a donc été fait rapidement et je me suis dit au vu de la queue qui patientait pour se ruer dans la salle que je ne m’étais pas trompé. Je préviens d’ores et déjà qu’il n’y a pas de gros spoil dans cet article mais vous allez clairement comprendre ma déception.

Annoncé comme l’un des gros blockbuster de ce début d’été, il faut dire que du côté du marketing, ils avaient envoyé la sauce. Du Prometheus à gauche, du Prometheus à droite, j’en venais même à flipper de voir un Alien surgir de mes chiottes chaque matin. Le retour à la science-fiction de Ridley Scott était particulièrement attendu, surtout dans le préquelle de son propre film, Alien, premier du nom. Certains s’y étaient essayés après lui et je laisse le soin à chacun de juger des qualités de opus suivants, en particulier le filtre jaune de Jean-Pierre Jeunet.

Mais à quoi sert Charlize Theron?

L’ouverture du film est plutôt intrigante et donne envie d’en savoir plus. On découvre les protagonistes au début de leur mission en 2093, les professeurs Elizabeth Shaw et Charlie Holloway, David l’androïde, et Vickers la commanditaire du voyage entre autres. Un équipage sans grande surprise au final qui reprend les clichés du genre: un pilote noir, un géologue un peu barré, un biologiste à lunettes, etc… Les personnages, c’est justement là la grosse faiblesse du film. Aucun ne semble avoir le charisme nécessaire pour tirer tout le monde vers le haut.

Au rang des bons points, on retrouve Michael Fassbender qui nous montre qu’il sait parfaitement jouer un robot sans émotion et Noomi Rapace auteur d’une prestation très correcte. Au delà de ça, on se demande bien à quoi sert Charlize Theron à part avoir donné un peu de crédit au casting et on se demande encore plus pourquoi on est allé chercher Guy Pearce pour le grimer en vieillard! Un maquillage assez grossier qui ne met pas assez le rôle de papa Weyland en valeur. Pourquoi ne pas avoir pris un vrai vieux?

Il faut rajouter à cette soupe bien indigeste de personnages sans charisme quelques errances dans le scénario, et surtout beaucoup de questions qui restent sans réponses. Lacunes de Ridley Scott ou bien oubli volontaire? On tendrait plus à pencher pour la deuxième solution, histoire de laisser la possibilité d’une suite à ce Prometheus, qui s’avère finalement plus comme une histoire à part entière plutôt qu’un préquelle d’Alien, tellement les liens sont limités.

Au final, rien d’étonnant à ce que les fans des nécromorphes aient été profondément déçus par cet opus. On s’attendait à ce que Maître Scott nous gratifie de plus de profondeur. Ne boudons pas notre plaisir, Prometheus reste malgré ces faiblesses un bon divertissement. A voir un dimanche pluvieux donc.

Commentaires

  1. JayB dit :

    Pas mieux.

    14USD pour ca, autant vous dire que j’ai eu mal OKU.

  2. Thierry dit :

    Bonjour,

    J’ai également été particulièrement déçu par Prometheus. Au delà des questions soulevées par le scénario, qui demeurent sans réponses à la fin du film, il y a aussi beaucoup de points incohérents.
    Pourquoi les ingénieurs laissent-ils les coordonnées d’une de leur base militaire ? Pourquoi ont-ils développé une arme aussi incontrôlable alors qu’ils semble posséder d’autres moyens tout aussi efficaces et moins foireux.
    Prometheus n’apporte aucune innovation coté scénario par rapport aux autres films du genre. Une histoire plate, des effets spéciaux tout à fait ordinaires pour ce qui ce fait de nos jours, et un rendu 3D vraiment pas terrible (on se demande même si il y vraiment de la 3D).

    Bref attendez qu’il passe sur Canal+ ça vaut vraiment pas le cout de payer une place de ciné pour ça.