Le carsharing français sur les chapeaux de roue

Pour partir en vacances, en week-end, pour rentrer chez vos parents, pour aller au boulot (han nan) soit vous prenez votre voiture, soit vous en louez une. Et puis il y a les malins qui ont la classe américaine et participent activement à l’économie collaborative en pratiquant le carsharing. Le carsharing c’est quoi? Je suis propriétaire de mon véhicule et je vais tout seul du point A au point B, je cherche donc des bons Tobys de voyage pour partager un bout de route et les frais qui vont avec OU je suis un pauvre étudiant sans véhicule muni uniquement d’un pantalon qui m’arrive à mi-cul, d’un brushing et d’un peu d’argent de poche, je cherche donc un pilote et/ou son véhicule qui peuvent m’emmener à Arcachon ce week-end pour rejoindre mes copains méchus dans le bassin. C’est clair?

En France, le leader du secteur c’est Voiturelib. Et il a annoncé début septembre une levée de fonds de 2 millions d’euros auprès d’un fond français (Alven Capital) et un autre intenational (Index Ventures), suivi un mois après par son concurrent Zilok, annonçant une levée de 1,5 millions d’euros auprès d’Ecomobilité Ventures, fond créé par la SNCF, Orange et Total. Alors où en est le carsharing français?

Partager sa voiture en France reste un concept assez récent. Il y a quelques années, les jeunes aventuriers que nous étions ont découvert le covoiturage, principalement grâce à Covoiturage.fr désormais devenu Blablacar grâce à une belle expansion européenne. Désormais, la mode c’est le carsharing. Plus que du covoiturage, on peut louer sa voiture à de parfaits inconnus en échange d’un petit pécule pour le week-end. Cela ne m’étonnerait  pas que chez Hertz et Avis, on commence doucement mais surement à mouiller ses sous-vêtements en voyant cette vague d’économie collaborative déferler sur le paysage européen de la location de véhicules.

 Pour chaque station de métro à Paris, il y a trois voitures disponibles à la location sur Voiturelib. Notre souhait est qu’il y en ait une dans chaque rue

La levée de fonds de Voiturelib ne va pas servir immédiatement à s’exporter en Europe, précise son fondateur Paulin Dementhon au blog OuiShare. Le phénomène est encore trop marginalisé et il y a de quoi faire sur le marché français: « 5000 voitures sont disponibles à la location sur Voiturelib, nous voulons multiplier ce chiffre par 20 rapidement. Pour cela nous allons innover à un rythme très élevé et cherchons à recruter les meilleurs ingénieurs ». Il ajoute également: «Aujourd’hui, pour chaque station de métro à Paris, il y a trois voitures disponibles à la location sur Voiturelib. Notre souhait est qu’il y en ait une dans chaque rue, pour qu’accéder à une voiture devienne plus pratique qu’en acheter une. Notre ambition est de révolutionner le rapport à l’automobile.»

Son concurrent Zilok n’est pas en reste. Grâce à sa levée de fond annoncée en octobre, la fondatrice du site Marion Carrette ambitionne d’atteindre un parc de 10000 véhicules à la location d’ici la fin de l’année: “C’est beaucoup plus qu’une levée de fonds pour nous. S’associer aujourd’hui à des partenaires industriels tels que Total, SNCF et Orange, au travers de leur fonds Ecomobilité Ventures, est un formidable levier de business pour Zilok Auto.”

Si le carsharing français en est encore à ses balbutiements comparé aux bêtes américaines qui ont toutes levé entre 5 et 15 millions de dollars (GetAround, RelayRides et Wheelz), les courbes de croissance exponentielles de la dizaine d’acteurs qui se partage le marché parlent d’elle même. Pas besoin de grand raisonnement pour prédire qu’il faudra compter sur le carsharing dans les modes de déplacement de demain.

Commentaires

  1. [...] Pour partir en vacances, en week-end, pour rentrer chez vos parents, pour aller au boulot (han nan) soit vous prenez votre voiture, soit vous en louez une. Et puis il y a les malins qui ont la classe américaine et participent activement à l’économie collaborative en pratiquant le carsharing. Le carsharing c’est quoi?   [...]

  2. [...] En France, le leader du secteur c’est Voiturelib. Et il a annoncé début septembre une levée de fonds de 2 millions d’euros auprès d’un fond français (Alven Capital) et un autre intenational (Index Ventures), suivi un mois après par son concurrent Zilok, annonçant une levée de 1,5 millions d’euros auprès d’Ecomobilité Ventures, fond créé par la SNCF, Orange et Total. Alors où en est le carsharing français?  [...]

  3. Pierre-Alain Lepetit dit :

    Ecologique, collaboratif, économique. Le carsharing a certainement de beaux jours devant lui.

  4. Pierre-Alain Lepetit dit :

    Ecologique, collaboratif, économique. Le carsharing a certainement de beaux jours devant lui.