House of cards dépoussière le thriller politique

Dans la famille des séries TV politiques, on se souvient souvent de A la maison blanche, Spin City ou plus récemment de Veep, mais le genre semble trouver un nouveau souffle avec Scandal, et surtout House of Cards. Sorti cette année par Netflix, service de streaming vidéo qui représente en soirée 25% du trafic internet nord-américain, l’objectif affiché était clairement de s’inviter dans la cours des grands en concurrençant les ténors du genre HBO, AMC et Showtime.

Le moins que l’on puisse dire c’est que le pari est réussi :

  • Prenez un Kevin Spacey en politicien cynique, machiavélique et sans scrupule, qui se fait piquer sa place de secrétaire d’état dès le premier épisode et met en place sa machinerie impitoyable de conquête du pouvoir,
  • ajoutez en alliée opportune une charmante journaliste blogueuse en quête de scoop,
  • et vous obtenez un thriller politique sombre mais jouissif sur l’antichambre du pouvoir américain.

Ici pas de héros mais des personnages aux psychologies complexes qui s’opposent dans des luttes d’influence et s’allient de façon plus ou moins opportune. Pour les courageux, vous pouvez installer un VPN et vous inscrire à Netflix, ou vous procurer les épisodes par les moyens habituels ;-) . Toute la saison 1 est déjà disponible, Netflix ayant jugé qu’il n’était pas utile pour un pur player web de maintenir artificiellement un calendrier de diffusion hebdomadaire puisqu’il n’a pas de compte à rendre à ses annonceurs, et de la même manière les durées d’épisodes ne sont pas calibrées à la seconde près. On les remercie pour ça, et on espère qu’ils viendront vite en France !